Le retour du troupeau, vers 1899

Le retour du troupeau, vers 1899

Le retour du troupeau, vers 1899

Origine et date: 
France, vers 1899
Artiste(s): 
1851
1914

Huile sur toile
22,6 cm x 32,5 cm
Inv. MNB 90.5


Né à Boston en 1851 dans une famille fortunée, Charles Sprague Pearce grandit dans un milieu favorable à l’épanouissement de ses dons artistiques. En 1873, sur les conseils de William Morris Hunt, il fait le voyage de Paris pour étudier la peinture, s’installe à Montmartre, et suit pendant plusieurs années l’enseignement académique de Léon Bonnat (1833-1922) dont il subit l’influence. A partir de 1876, il expose chaque année au Salon où il obtient de nombreuses récompenses. Parallèlement, il expose aussi aux Etats-Unis, notamment à la prestigieuse Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie. Il déploye une grande activité dans les milieux artistiques franco-américains : membre du jury de la section américaine des Beaux-Arts à l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, il est également l’un des éléments fondateurs et le vice-président de l’influente Paris Society of American Painters. En 1885, il s’installe définitivement à Auvers-sur-Oise où il meurt en 1914.

Charles Sprague Pearce fut probablement l’un des peintres américains expatriés en Europe les plus productifs et les plus inspirés. Sous l’influence de Léon Bonnat et de Bastien-Lepage, il pratique un académisme de qualité qui marque profondément ses portraits et ses tableaux historiques ou religieux. Ses voyages en Egypte et en Algérie apportent une touche d’orientalisme à certaines de ses œuvres. A la manière de Jean-François Millet ou de Charles-François Daubigny, c’est également un peintre de la nature et de la ruralité. A la fin de sa vie, l’Impressionnisme ne le laisse pas insensible comme en témoignent les deux paysages conservés à Blérancourt. (*)

Le Retour du troupeau a été exécuté à la fin des années 1880 et s’inscrit dans cette période où Charles Sprague Pearce, définitivement installé à Auvers-sur-Oise, donne dans le naturalisme rural. Le thème de la bergère - ou du berger - solitaire revient alors fréquemment dans son œuvre. Ce tableau est emblématique de cette série et se distingue par son format imposant et par la maîtrise de son exécution. La qualité particulière de la lumière confère à l’œuvre une tonalité presque religieuse.