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La naissance de l’amitié franco-américaine

La naissance de l’amitié franco-américaine

La naissance de l’amitié franco-américaine

Vieille de plus de deux siècles, l’amitié franco-américaine remonte au XVIIIe siècle ; elle naît de la participation militaire française à la Guerre d’Indépendance qui oppose les États-Unis à l’Angleterre (1775-1781).
Entre 1607 et 1733, les Anglais s’établissent sur la côte orientale de l’Amérique du Nord. Treize colonies sont fondées, chacune disposant de libertés politiques limitées : une assemblée élue par une petite minorité vote les lois, mais le pouvoir est exercé par un gouverneur nommé par le roi d’Angleterre. Ces colonies sont exploitées selon le régime du pacte colonial ou «exclusif» : elles ne peuvent commercer qu’avec la métropole, lui vendant toutes les productions utiles et lui achetant tout ce dont elles ont besoin; elles ne peuvent créer d’industries susceptibles de concurrencer les activités industrielles britanniques. La politique fiscale anglaise suscite chez les colons un mécontentement grandissant qui s’exprime violemment le 16 décembre 1773, lors de la Tea Party de Boston au cours de laquelle des cargaisons de thé anglais sont détruites. En 1775, après les affrontements de Lexington, le roi Georges III déclare rebelles les colons américains qui entrent dès lors en révolte ouverte contre l’Angleterre. La rupture entre les treize colonies et la métropole est consommée le 4 juillet 1776, au Congrès de Philadelphie où la Déclaration d’Indépendance des États-Unis est promulguée.
 

Le soutien français aux Insurgents américains

À la fin de 1776, Benjamin Franklin, chargé de défendre la cause des «insurgents» en France, est reçu par le roi Louis XVI. Des volontaires appartenant à l’aristocratie française s’enrôlent en grand nombre : beaucoup d’entre eux, tel le jeune marquis de Lafayette, sont poussés par l’amour de la liberté et l'enthousiasme face à la construction d’un monde nouveau. Le 6 février 1778, est signé le traité de Versailles : Franklin obtient le soutien officiel de la France qui voit dans cette lutte l’occasion de prendre sa revanche sur l’Angleterre.
L’effectif des «insurgents», commandés par le général George Washington, est renforcé par la flotte française placée sous le commandement de l’amiral d’Estaing, puis par les troupes de Rochambeau et enfin par l’escadre de l’amiral de Grasse.
Près de 10 000 soldats français participèrent à la Guerre d’Indépendance également appelée Révolution américaine. Leur présence au siège de Yorktown, du 28 septembre au 19 octobre 1781, permet au conflit de s’achever par la capitulation anglaise. Le 3 septembre 1783, le traité de Versailles reconnait l’indépendance de la République fédérée des États-Unis d’Amérique.

Le soutien français aux Insurgents américains